La bienveillance
- facilit1
- 9 févr. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 févr. 2022
Les dangers de la bienveillance
Je vois fleurir ces derniers temps moult posts sur les réseaux sociaux concernant le manager bienveillant : le manager doit être à l’écoute, le manager doit faire progresser, le manager doit féliciter, le manager doit encourager, le manager doit défendre ses équipes, etc… A croire que le manager ne doit jamais recadrer, le manager ne doit jamais imposer…
Si j’adhère et suis pleinement pour la bienveillance en entreprise, il me semble que les propos actuels sont partiels et dangereux.
Parce qu’il me semble qu’on oublie des choses dans ce tableau…
On oublie que pour que le manager puisse être bienveillant, il faut qu’il dispose de temps et de ressources pour mener à bien sa mission.
On oublie que le management n’est pas inné, il faut être formé pour ça.
On oublie de rappeler que le manager est souvent coincé entre le marteau et l’enclume en défendant des intérêts parfois opposés (collaborateur / client / direction).
On oublie aussi qu’il n’est pas une maitresse d’école, sa mission n’est pas d’arbitrer les querelles d’égo entre collaborateurs.
On oublie enfin que la relation travail est tenue par un contrat qui engage réciproquement les parties. Et qu’un collaborateur DOIT aussi respecter les termes dudit contrat (j’ai vu récemment un RRH se faire lyncher parce qu’il rapportait des situations ubuesques de collaborateurs qui ne respectaient pas les termes de leur contrat en matière de temps de travail).
Moyennant quoi le manager pourra se consacrer pleinement à ses tâches : impulser la motivation, maintenir la cohésion, faire monter en compétences, le tout pour atteindre des objectifs qui servent la pérennité de l’entreprise (et donc l’emploi).
Alors moi j’ai peur qu’avec tous ces posts sur la nécessaire bienveillance, on jette l’opprobre sur les managers faute d’exhaustivité.
Je suis d’accord que les pratiques managériales de certains doivent évoluer, mais jeter la pierre à l’ensemble sous couvert de bienveillance c’est à mon sens risquer de diviser, de stigmatiser, de cloisonner un peu plus, alors que c'est de l'intelligence collective dont on a besoin...
Et la bienveillance c’est pas ça. La bienveillance c’est être attentif à l’autre. Et cette attention devrait être réciproque.
C’est comme ça qu’on remettra de l’humain au cœur des organisations




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