L'état d'esprit qui facilite la croissance: où l’on parle de la résistance au changement
- facilit1
- 12 janv. 2023
- 2 min de lecture
Où l’on parle de la résistance au changement (et où on donne des solutions !)
Les changements, dans le cadre de l’entreprise il y en a souvent: nouvelles méthodes de travail, nouveaux outils de travail, nouveaux collègues, télétravail…
Les collaborateurs abordent le changement avec une sensibilité personnelle et peuvent parfois s’y montrer totalement opposés.
C’est que le cerveau à cette fâcheuse habitude d’aller toujours au plus simple, au plus économe pour lui. Il n’apprécie guère de devoir sortir de sa zone de confort et aime emprunter les chemins bien connus.
J’ai fait partie de ceux là.
Je mettais un point d’honneur à dézinguer tous les arguments en faveur du changement, j’étais l’empêcheur de tourner en rond, celle qui voit le mauvais côté, la pessimiste etc…
Bref, d’un point de vue managérial, j’étais ingérable.
En fait j’avais peur.
Peur de ne pas parvenir à m’adapter, la charge de travail me semblait incommensurable, j’allais perdre mon organisation, mes repères, bref mes habitudes.
Si mon manager avait à l’époque compris que j’avais peur, il aurait peut être réussi à me faire accepter le changement en me rassurant.
En m’expliquant par exemple
🔹que les neurosciences ont découvert que l’on fabrique des neurones toute sa vie et qu’on est capable d’apprendre toute sa vie.
🔹que le cerveau en apprentissage crée les câblages nécessaires et augmente le volume des zones affectées à l’apprentissage,
🔹que c’est dans la répétition que l’on fabrique des nouveaux chemins et que cela devient plus simple,
🔹Et qu’une bonne sieste améliore la rétention de l’information !
Pour finir il aurait pu m’expliquer le Growth-mindset, littéralement l’état de d’esprit de croissance.
Il y a deux façons d’aborder la nouveauté :
🔹Par le fixed-mindset : « je vais jamais y arriver toute façon j’ai jamais su faire et puis je suis trop vieille», pendant que le cerveau cherche toutes les confirmations de ce fait (biais cognitif), il n’est pas dans l’apprentissage et dans l’ouverture, il bloque tout, la connaissance ne rentre pas ou peu, et ça renforce l’idée première.
Ou alors
🔹On opte pour le growth-mindset : on perçoit l’opportunité d’apprendre, on se montre curieux et ouvert, on sait que ça va être un peu chaud patate, mais on a conscience des bénéfices ultimes et surtout on comprend que l’erreur est une piste de progrès et on sait qu’on peut apprendre à tout âge. Le cerveau lâche prise et accepte d’y aller bien plus facilement.
C’est ce qu’ont mis au jour il y a plus de 30 ans Carol Dweck et ses collègues de l’Université de Stanford.
➡️ Utilisation concrète à l’école : en présentant le principe aux étudiants en début d’année par une courte vidéo, on note une nette amélioration des résultats en fin d’année.
➡️ Utilisation concrète dans le monde de l’entreprise: expliquer le growth -mindset et l’apport des neuroscience à vos collaborateurs au lancement d’un projet de changement. Vous vous montrez à l’écoute, vous rassurez en plus de motiver, vous facilitez l’adhésion au projet et augmenter vos chances de réussites.




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